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Femmes oubliées de l'histoire
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Fanny Mendelsshon

Fanny Mendelsshon

(1805-1847)

Allemande

Pianiste et compositrice

Site : https://www.agoravox.fr/culture-loisirs/culture/article/l-injuste-destin-de-fanny-86237

 

Née en 1805 à Hambourg d’un père banquier et d’une mère pianiste, Fanny Mendelsshon

est très tôt initiée à la musique auprès des meilleurs professeurs.

Tout comme son illustre frère cadet, Felix Mendelsshon, Fanny présente dès son plus jeune âge un don inné pout la musique. Tandis que son frère compose son premier opéra à 12 ans, Fanny compose ses premières pièces à 14 ans. Toutefois, leur talent ne connaît pas le même destin. Si Felix se dirige vers la carrière illustre qu’on lui sait grâce au soutien indéfectible de sa famille, Fanny est contrainte par son père à limiter l’expression de son talent à des concerts intimes uniquement pour le loisir.  

Dans une lettre, son père lui écrit : « La musique deviendra peut-être un métier pour Félix, alors que pour toi elle doit rester seulement un agrément mais en aucun cas la base de ta vie et de tes actes. (...) Ta joie sincère devant les louanges dont bénéficie Félix démontre qu’à sa place tu en aurais mérité autant. Reste fidèle à ces sentiments et à cette conduite car ils sont féminins, et seul ce qui est féminin peut être un attrait pour ton sexe. »

Les rêves brisés, Fanny se soumet à la volonté paternelle. Elle n’abandonne pas pour autant la musique et continue à composer et à soutenir la carrière de son frère qui vient chercher de manière régulière conseils auprès de sa sœur. Mais si Felix reconnait le talent de sa sœur en intégrant certaines de ses compositions à ses œuvres qui sont même félicitées par la reine Victoria, il perpétue la volonté du père en lui déconseillant formellement de publier : « « L’encourager à publier quoi que ce soit, je ne le puis, car ce serait aller contre mes convictions. Nous avons souvent discuté fermement de cela et je maintiens tout à fait mon opinion... (…) elle est trop femme ».

A 24 ans, en 1829, Fanny épouse le peintre Wilhelm Hensel. Contrairement au père et au frère, ce dernier encourage Fanny à se produire et à publier ses compositions mais Felix s’y oppose.

C’est seulement à 40 ans que Fanny s’érige contre l’interdiction paternelle et fraternelle et qu’elle publie une petite partie de ses œuvres. Elle meurt un an plus tard, le 4 mai 1847, d’un accident vasculaire cérébral. Félix, fortement affecté par la mort de sa sœur, la rejoint six mois plus tard après lui avoir dédié un quatuor.

Fanny laisse derrière elle plus de 400 compositions, essentiellement des lieders que son mari Wilhelm s’emploie à faire publier après sa mort afin que le talent de sa femme, dissimulé tout au long de sa vie, puisse enfin se dévoiler.

Un de ses amis disait d’elle : « Madame Hensel a été une musicienne inoubliable, une excellente pianiste et une femme d’une intelligence supérieure. (…) Comme compositeur, elle a été exceptionnellement douée. »